La draft NFL a toujours quelques surprises et belles histoires à nous offrir…. Christo Bilukidi est peut-être la plus inattendue de la draft du week end dernier.
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Un francophone drafté par les Raiders.
La draft NFL a toujours quelques surprises et belles histoires à nous offrir…. Christo Bilukidi est peut-être la plus inattendue de la draft du week end dernier.
Interview de Mike McCoy, Fighting Irish, Packer et Raider

Caleb McCoy le linebacker américain des Centaures (ex Aigles de Chambéry) n'est pas tombé dans la "marmite" du football par hasard. Chez les McCoy le football est une seconde nature. Son père n'est, en effet, autre que Mike McCoy DT à Notre Dame (NCAA lineman of the year 1969, 1st Team all American cette année la) puis pendant 10 ans en NFL. Il joua notamment 6 ans aux Packers avant de porter les maillots des Raiders et des Giants. Deuxième pick de la draft 1970 (derrière un certain Terry Bradshaw) il a joué 132 matchs NFL. Caleb en vacances en famille à Erié en Pennsylvanie nous a permis de poser à son père quelques questions….
- Vous avez eu deux belles carrière en NCAA puis en NFL, quel est le championnat où vous avez le plus apprécié de jouer? Et aujourd'hui lequel suivez-vous le plus?
- Surement la NCAA. Même si nous n'étions pas payés avoir une bourse ce n'était pas rien. Jouer pour l'Université de Notre Dame était un grand privilège. En NCAA il y a aussi plus d'enthousiasme des étudiants, des anciens de la fac et des fans. La NFL est plus un business et pour les joueurs il y a moins de plaisir et plus de pression. Il y a aussi de très bons fans en NFL mais l'atmosphère du football universitaire est plus excitante. Je continue à suivre les deux compétitions et il y a des bons côtés à apprécier dans les deux.
- Vous avez joué pour des équipes réputées pour leur public… Qui a les meilleurs fans? Notre Dame? les Packers? les Raiders?
- C'était différent chaque fois. Ceux de Notre Dame sont très fidèles et l'atmosphère universitaire est particulière. Ceux des Packers sont exigeants car de fait l'équipe leur appartient. Les fans des Raiders sont vraiment particuliers. C'est la Californie où déjà les gens sont un peu différents du reste du pays. Ces fans qui s'habillent en "Raiders" c'est spécial. Le club a été le premier à interdire aux gens de fumer dans un stade mais ce n'était pas à cause du tabac. Ils fumaient d'autres choses!
- En tant qu'ancien Raider quel a été votre réaction à la mort d'Al Davis? Quel type de patron était-il?
- J'ai été très triste d'apprendre sa mort. J'espère que Jésus prend soin de lui. Je pense qu'il était le meilleur propriétaire de la ligue. Ce qu'il était en privé était très différent de ce qu'il montrait en public. Les Raiders étaient toute sa vie.
- Qu'est ce qui a changé dans le football par rapport à l'époque où vous jouiez?
- Les changements sont énormes. Aujourd'hui il y a tant d'argent dans le football. Terry Bradshaw a été choisi juste avant moi lors de la draft 1970. Avec le pick numéro 1 il avait un salaire de 20 000 dollars la première année avec un bonus de 30 000. Aujourd'hui son salaire serait de 10 millions avec un bonus entre 35 et 60 millions de dollars. Les joueurs sont aussi plus gros et plus rapides. Ils sont joueurs à plein temps. Nous on avait des boulots pendant les intersaisons! . Les règles aussi ont changé. Aujourd'hui le football se joue au-dessus de la ceinture. Quand je jouais les "clippings", les "crack back blocks", les cuts sous la ceinture, tout ça était autorisé! Notre matériel était bien moins bon que celui d'aujourd'hui. Les casques notamment. C'est pour ça qu'il y a tant de cas de démence chez les anciens joueurs. La NFL est devenue une énorme machine à fric pour les joueurs et les propriétaires.
-Lors du lockout un des points les plus débattus a été les retraites pour les anciens joueurs . Etes-vous contents de ce qui a été obtenu?
- Non pas du tout. Le syndicat NFLPA ne travaille que pour les joueurs actifs et ses propres membres. Tous les bénéfices vont à ce petit cercle. Je crois que c'est le cas pour tous les syndicats en général. Je reçois une retraite trois fois plus petite que celle que je toucherais si j'avais été un joueur de baseball.
- Combien gagniez-vous à l'époque? Qu'avez-vous fait après votre carrière de joueur?
- Mon salaire de rookie était de 18 000 dollars. Après ma carrière j'ai été commercial pendant 5 ans puis j'ai eu une ferme et aussi un club de racquet ball club. J'ai aussi travaillé dans la finance. Puis en 1986 je suis devenu pasteur. Je vais donner mon message d'espoir dans les écoles et les prisons. Pour moi Dieu existe et veut que l'on ait une relation avec lui à travers son fils Jésus Christ. Je ne considère pas ça comme une religion mais comme une relation avec notre créateur.
- Etes-vous heureux que votre fils soit aussi un joueur de football?
- Caleb est un bon fils et je suis fier de lui. Il est un excellent joueur de football et il apprécie ce jeu. Il sait ce qu'il veut dans la vie et le fait. Il n'a pas besoin de moi ou de ce que j'en pense.
- Qui voyiez-vous gagner les championnats NCAA et NFL cette saison?
- Pour le Superbowl, pour l'instant (NDLR: la semaine dernière), mais avec les blessures ça peut vite changer, je dirai les Packers et peut être les Bills. Pour le titre NCAA, LSU et Wisconsin.
Photo: Mike McCoy honoré l'an passé à la mi-temps de Notre-Dame -Purdue.
Tales from the Crypt : le jeu dangereux de Al Davis
Laurent continue de nous faire le tour des "pires" franchises NFL avec aujourd'hui les Raiders...
Retour sur le passif des Raiders
Revenons tout d’abord en arrière… et plus particulièrement au NFL Combine de 2007. Là, un jeune garçon impressionne. Les critiques sont dithyrambiques :
« Son talent est des plus conséquents. Il est rare de voir un garçon, de cette taille, posséder une telle puissance dans le bras. » GM Phil Savage (Cleveland Browns)
« Je ne comprendrais pas que l’on ne le choisisse pas en tant que n°1 lors de la Draft. » John Clayton (ESPN)
Effectivement, le dit garçon en question fut choisi en tant que n°1 (par les Raiders). Quatre ans plus tard, il est au chômage. Son nom ? JaMarcus Russell. Un sujet de crises et de nuits courtes pour Coach Tom Cable.
De toute façon, les Raiders se sont spécialisés dans les choix bien spécifiques. Lors de la Draft 2009, Oakland avait passé outre des WR autrement plus talentueux comme Jeremy Maclin (Eagles) ou Michael Crabtree (49ers) afin d’aller chercher Darrius Heyward-Bey. Ce dernier n’avait pour lui que son temps au 40 yards dash time (4,3 secondes), ce qui en faisait le WR le plus rapide de toute la draft 2009. Le problème, c’est que la vitesse seule ne fait pas grand chose lorsqu’on n’arrive pas à rattraper un ballon. Les fans des Raiders présents ce jour-là à la Draft sifflèrent longuement leur équipe à l’annonce du choix de Heyward-Bey.
Dernièrement, je lisais une interview de Coach John Harbraugh (Baltimore Ravens) Un passage était des plus intéressants. Baltimore se trouve actuellement dans une situation similaire à Oakland : A la recherche d’une menace dans la profondeur du terrain afin de développer un jeu à la verticale. Coach Harb s’exprimait ainsi :
« On essaie toujours de s’améliorer et l’idée serait de recruter un WR rapide. En fait, j’aimerais avoir des gars qui sont bons, pas uniquement rapides. Est-ce que leur temps au 40 yards dash time est si important que cela ? Ils sont peut-être rapides mais sont-ils capables de jouer rapidement ? Est-ce qu’ils peuvent se défaire de leur marquage rapidement ? Est-ce qu’ils sont capables d’aller attraper la balle dans n’importe quel périmètre du terrain ?
Vous devez évaluer les receveurs, savoir si leur domaine de prédilection se tient à l’intérieur du terrain ou à l’extérieur. Les gars dont les Ravens ont besoin, se doivent de gagner en un contre un. C’est dur de trouver cela en collège aujourd’hui. Ca ne vous est plus enseigné. Qui joue encore en press coverage au collège ? C’est si facile de se retrouver ouvert lorsqu’il vous faut vous défaire du vent. »
C’est tout le problème de ces Raiders qui adorent tout ce qui est flashy, tout ce qui brille. Ca manque cruellement de réflexions, de vision sur du moyen-long terme. On ne se pose pas les bonnes questions.
Finalement, la meilleure transaction d’Oakland ne se trouve pas dans la draft, mais plutôt dans un trade. Jason Campbell, acquis pour un 4ème tour de draft (2012 !), aura permis de stabiliser cette équipe souffreteuse. 8 victoires pour 8 défaites. Quelques bonnes performances (double victoire contre les Broncos dont un 59. 14 (week 7), double victoire contre les Chiefs) et quelques grossières déceptions (des défaites contre les peu flambants Cardinals, 49ers). Première équipe dans l’histoire de la NFL à terminer invaincue dans sa division sans faire les playoffs. Une petite stat qui permet d’oublier une autre qui collait à Oakland : En 2009, elle était devenue la 1ère équipe, dans l’histoire de la NFL, à avoir perdu au moins 11 matchs chaque saison depuis 7 ans.
Al Davis n’est jamais content.
Al Davis n’est pas content. Il a décidé de passer à l’action. Le jeune proprio des Raiders, du haut de ses 81 printemps, a annoncé le 4 Janvier que le contrat de Tom Cable ne serait pas renouvelé.

Plusieurs joueurs dont Shane Lechler (P) ont regretté ce mouvement. Mais qu’importe, Hue Jackson (coordinateur offensif) est d’ores et déjà nommé Head Coach. Al Saunders, débauché de chez les Ravens, l’assistera. Un journaliste annonce sur tweeter que Davis n’a pas confiance en Jackson et prévoit de le remplacer au moindre faux pas par Saunders. Ambiance ! Ambiance !
Mais qu’il y a-t-il de réellement étonnant ? N’a-t-on pas affaire au proprio le plus fantasque de la NFL ? Il y a des moments comme cela où Al Davis se sent visiblement inspiré. 1980 fut d’ailleurs une année millésime dans le genre.
A ce moment là, Al Davis tentait en vain de faire les aménagements nécessaires au Oakland Coliseum (notamment un projet de loges des plus luxueuses). Frustré par son insuccès, l’idée de déménager la franchise d’Oakland à Los Angeles fut une formidable opportunité financière, qu’il lui fallait absolument saisir. Al Davis visait ainsi deux objectifs : Los Angeles est le second marché en termes d’audience aux Etats-Unis, ce qui permettait de développer la thématique du pay-per-view (évènement télévisuel payant). Al Davis comptait également exporter son idée de loges démentielles à Los Angeles. Pour qu’un tel mouvement se fasse, une majorité de trois quart des propriétaires de franchises de la NFL devait donner leur accord. Le résultat fut sans équivoque : 22 proprios étaient contre le déménagement de la franchise. Aucun pour. 5 se sont abstenus. Est-ce que cela suffisait à arrêter le bouillant proprio des Raiders ? Non, pas vraiment. Une injonction de la Cour peut-être ? Toujours pas.
Le Los Angeles Memorial Coliseum (l’institution qui détient le stade et se charge de lui trouver un occupant), qui avait déjà en travers la gorge la perte des Los Angeles Rams (parti jouer à Anaheim avant de devenir en 1995 les St Louis Rams), voyait ses rêves de football américain partir en fumée avec l’échec du projet Raiders. Une plainte fut donc déposée contre la NFL pour abus de position dominante. Elle reçut l’appui de… Al Davis lui-même. Ce dernier n’en restera pas là, réalisant ses propres démarches de son côté. En Mai 1982, la justice américaine donna raison au Los Angeles Memorial Coliseum, ainsi qu’Al Davis et condamna la NFL à des frais astronomiques. Ce fut aussi une période où Al Davis fut le seul propriétaire d’une franchise de la NFL à supporter l’USFL (United States Football League), une ligue rivale. La rancœur était tenace.
En tout cas, la voie vers le succès pour les Los Angeles Raiders était lancée. Avec le SuperBowl XVIII à la clé, une victoire 38- 9 contres les Redskins, le 22 Janvier 1984.

La première moitié des années 80 fut grandiose pour cette franchise. Beaucoup de gamins & d’ados ont supporté cette équipe à l’époque (l’un des plus illustres étant le rappeur Ice Cube).
Mais les bonnes choses ne durent qu’un temps. Les résultats déclinèrent rapidement. Pendant ce temps-là, notre sémillant Al Davis se sentait floué par le Los Angeles Memorial Coliseum . Le stade, construit en 1921, accusait le coup. Les travaux promis pour le projet de loges n’avaient toujours pas débuté. Mais pire encore, le voisinage du stade était livré à une criminalité des plus conséquentes. Le bouillant proprio se mit donc en quête une nouvelle fois d’un autre stade pouvant accueillir son jouet les Raiders. Différents projets comme celui de Hollywood Park ou Irwindale tombèrent à l’eau.
On date à 1989 la première intention de Al Davis de rapatrier les Raiders à Oakland. En 1991, Davis officialisa son souhait d’un retour aux racines. Les négociations mirent quatre ans avant d’être bouclées.
Durant toute cette époque, ce fut aussi la rivalité entre deux hommes : Al Davis & Pete Rozelle (NFL Commissionner - un prédécesseur de Roger Goddell), rivalité rentrée dans le panthéon de l’histoire pour de nombreux fans américains. Rozelle se retira en 1989 et ne subit donc pas les dernières frasques d’Al Davis. Car ce dernier était bien décidé à faire payer la NFL pour son retour à Oakland. 1995 fut donc une autre grande année dans les relations tumultueuses de Davis avec la Ligue. Un premier procès intenté contre la NFL pour réclamer les droits exclusifs sur le marché de Los Angeles, malgré le fait que les Raiders étaient bien à Oakland. Procès perdu. Un second pour accuser la NFL d’avoir saboté les efforts d’Al Davis dans la construction d’un stade à Hollywood Park. Procès fleuve avec un premier avis favorable pour la NFL. Cependant, le jury fut récusé pour avoir des à-priori défavorables contre Al Davis. Un procès qui eut des répercussions jusqu’au 2 Juillet 2007 où la Cour Suprême de Floride confirma le jugement défavorable contre Davis.
Le jeu dangereux de Al Davis.
Retour en 2011 et plus particulièrement au mois de Février. En l’espace d’une semaine, les Raiders ont signé Richard Seymour (DT), John Henderson (DT) & Stanford Routt (CB), des prolongations de contrats sur du court terme pour un montant total de 69,5 millions $.
Pour le LB Kamerion Wimbley, les négociations furent plus difficiles. Afin d’éviter que le joueur puisse avoir des contacts avec d’autres franchises lors de la free agency, Oakland partait sur un contrat quelque peu hors-la-loi. Le NFL Management Council dut rappeler à Oakland que le contrat en question n’était pas viable, dépassant la règle des 30%. Grosso modo, il ne peut y avoir une augmentation de plus de 30% du salaire annuellement. De ce fait, les Raiders ont opté pour la franchise tag, ce qui signifie que Wimbley signera le Jeudi 3 Mars un tender de 11,3 millions $.
Et ce n’est pas fini : Au programme des négociations devraient avoir lieu avec Zach Miller (TE). Al Davis dépense à tout va au moment où la NFL tente de faire avaler au syndicat des joueurs que le modèle financier actuel n’est plus valable, que les salariés doivent revoir leur rémunération à la baisse. Ceci n’est pas très malin ; les confrères de Davis l’ont bien compris. Il n’y a pas eu à ce jour de signatures retentissantes sur le marché ; certaines franchises ayant choisi le parti pris de noyer le poisson (signature d’un tender, puis renégociation en un contrat long terme lorsque le CBA sera signé). Le petit jeu de Al Davis peut avoir une incidence non négligeable sur les négociations du CBA (Collective Bargaining Agreement), mais également sur les transactions des autres équipes (free agency, draft…). Bonjour Roger Gooddell, je vous présente Al Davis. L’un de vos prédécesseurs, Pete Rozelle, s’était déjà arraché les cheveux avec lui.
Pour signer un joueur, le mode de fonctionnement des équipes (et des agents) est de prendre en compte les salaires en vigueur dans la NFL. Ainsi, en assurant à Stanford Routt un salaire colossal de 31,5 millions $ sur trois ans, les Raiders génèrent une inflation des plus conséquentes au niveau des CB censés atterrir en free agency. Ceci étant, ceci indique bien que Nnamdi Asomugha ne sera plus un Raiders la saison prochaine (pour ceux qui en auraient encore douté). Cependant, cette réévaluation de la fiche de paye, pour un bon CB comme Routt , mais pas franchement un talent d’élite, est évidemment contre-productive pour la Ligue.

Déjà, l’année dernière, Al Davis avait signé Shane Lechler (P) & Sebastian Janikowski (K) pour des contrats record. Le troisième larron, bénéficiant des largesses de Davis, se nommait Jon Condo. Qui ça ? Vous auriez raison de ne pas connaître. Condo, c’est le gars qui tient le ballon lorsque Janikowski essaie de transformer un coup de pied. 1,68 million $ pour tenir un ballon. On remercie qui ? Merci Al Davis.
Le bouillant proprio des Raiders, qui s’est lâché avec son porte-monnaie, attise les convoitises.
Dernièrement, Darth Vador, himself, essayait de se faire embaucher comme garde du corps pour un salaire à 6 chiffres :
Plus sérieusement, on appelle ça des « salary drivers ». De telles transactions entrent directement en ligne de compte des calculs de la Ligue pour les franchise tag et les salaires des joueurs de transition. Quel est l’intérêt d’ouvrir le porte-monnaie à ce point ? En termes de revenus générés, cela ne rime à rien. Pour le magazine américain « Forbes », les Raiders étaient l’une des équipes qui valait la moins chère de la NFL, soit à peu près 758 millions $. Un chiffre en baisse de 5% en un an. La cause ? Déjà à ce moment là des contrats pharaoniques pour des joueurs qui ont fait un bide retentissant : DeAngelo Hall, Javon Walker et surtout les 40 millions $ garantis pour JaMarcus Russell. De plus, les revenus générés par l’intermédiaire du stade (vente de billets…) ne prêtent guère à l’optimisme.
Le fait est que Al Davis a 81 ans, que sa santé est défaillante et qu’aujourd’hui, il lui presse de retrouver l’ivresse d’une équipe triomphante, le temps du succès des Los Angeles Raiders, par exemple. Peu importe l’argent dépensé. Et, à ses yeux, des joueurs comme Richard Seymour ou Kamerion Wimbley peuvent être les généraux sur le terrain nécessaires pour aller de l’avant.
Donc, récapitulons. Les situations de Seymour, Henderson, Routt & Wimbley, cela monte à 80 millions $, ceci bien entendu sans les bonus inhérents à tout contrat. Toutes ces critiques sur les incidences possibles sur le CBA, sur la free agency, sur la gestion de l'équipe ont poussé Al Davis à dépêcher son bras droit pour une conférence de presse ce Lundi 28 Février. Les justifications de John Herrera sont savoureuses à souhait :
« Lorsque vous signez ces joueurs, avec les contrats que nous leur avons proposé, ces investissements sont faits pour le futur. Ces gars doivent tout d’abord jouer et mériter cet argent, avant de penser à être payé. Les Raiders n’ont à ce jour dépensé aucun centime.
Ces transactions, on les a mené afin de protéger notre franchise, notre équipe, de nous permettre d’aller de l’avant. »
Ah, au fait… petit rappel avant de finir… avec la fin du CBA, la saison précédente était sans salary cap. La négociation actuelle du nouveau CBA aboutira forcement à un salary cap pour la prochaine saison. Le résultat risque d’être amusant à voir sur le reste de la composition de l’équipe des Raiders. On souhaite beaucoup de courage à la Raiders Army. Ils en auront besoin. Car il ne faut pas oublier que malgré tous ces déboires les Raiders restent une des équipes de la NFL les plus populaires dans tout les Etats Unis et à travers le Monde.

Retour sur le passif des Raiders
Revenons tout d’abord en arrière… et plus particulièrement au NFL Combine de 2007. Là, un jeune garçon impressionne. Les critiques sont dithyrambiques :
« Son talent est des plus conséquents. Il est rare de voir un garçon, de cette taille, posséder une telle puissance dans le bras. » GM Phil Savage (Cleveland Browns)
« Je ne comprendrais pas que l’on ne le choisisse pas en tant que n°1 lors de la Draft. » John Clayton (ESPN)
Effectivement, le dit garçon en question fut choisi en tant que n°1 (par les Raiders). Quatre ans plus tard, il est au chômage. Son nom ? JaMarcus Russell. Un sujet de crises et de nuits courtes pour Coach Tom Cable.
De toute façon, les Raiders se sont spécialisés dans les choix bien spécifiques. Lors de la Draft 2009, Oakland avait passé outre des WR autrement plus talentueux comme Jeremy Maclin (Eagles) ou Michael Crabtree (49ers) afin d’aller chercher Darrius Heyward-Bey. Ce dernier n’avait pour lui que son temps au 40 yards dash time (4,3 secondes), ce qui en faisait le WR le plus rapide de toute la draft 2009. Le problème, c’est que la vitesse seule ne fait pas grand chose lorsqu’on n’arrive pas à rattraper un ballon. Les fans des Raiders présents ce jour-là à la Draft sifflèrent longuement leur équipe à l’annonce du choix de Heyward-Bey.Dernièrement, je lisais une interview de Coach John Harbraugh (Baltimore Ravens) Un passage était des plus intéressants. Baltimore se trouve actuellement dans une situation similaire à Oakland : A la recherche d’une menace dans la profondeur du terrain afin de développer un jeu à la verticale. Coach Harb s’exprimait ainsi :
« On essaie toujours de s’améliorer et l’idée serait de recruter un WR rapide. En fait, j’aimerais avoir des gars qui sont bons, pas uniquement rapides. Est-ce que leur temps au 40 yards dash time est si important que cela ? Ils sont peut-être rapides mais sont-ils capables de jouer rapidement ? Est-ce qu’ils peuvent se défaire de leur marquage rapidement ? Est-ce qu’ils sont capables d’aller attraper la balle dans n’importe quel périmètre du terrain ?
Vous devez évaluer les receveurs, savoir si leur domaine de prédilection se tient à l’intérieur du terrain ou à l’extérieur. Les gars dont les Ravens ont besoin, se doivent de gagner en un contre un. C’est dur de trouver cela en collège aujourd’hui. Ca ne vous est plus enseigné. Qui joue encore en press coverage au collège ? C’est si facile de se retrouver ouvert lorsqu’il vous faut vous défaire du vent. »
C’est tout le problème de ces Raiders qui adorent tout ce qui est flashy, tout ce qui brille. Ca manque cruellement de réflexions, de vision sur du moyen-long terme. On ne se pose pas les bonnes questions.
Finalement, la meilleure transaction d’Oakland ne se trouve pas dans la draft, mais plutôt dans un trade. Jason Campbell, acquis pour un 4ème tour de draft (2012 !), aura permis de stabiliser cette équipe souffreteuse. 8 victoires pour 8 défaites. Quelques bonnes performances (double victoire contre les Broncos dont un 59. 14 (week 7), double victoire contre les Chiefs) et quelques grossières déceptions (des défaites contre les peu flambants Cardinals, 49ers). Première équipe dans l’histoire de la NFL à terminer invaincue dans sa division sans faire les playoffs. Une petite stat qui permet d’oublier une autre qui collait à Oakland : En 2009, elle était devenue la 1ère équipe, dans l’histoire de la NFL, à avoir perdu au moins 11 matchs chaque saison depuis 7 ans.
Al Davis n’est jamais content.
Al Davis n’est pas content. Il a décidé de passer à l’action. Le jeune proprio des Raiders, du haut de ses 81 printemps, a annoncé le 4 Janvier que le contrat de Tom Cable ne serait pas renouvelé.

Plusieurs joueurs dont Shane Lechler (P) ont regretté ce mouvement. Mais qu’importe, Hue Jackson (coordinateur offensif) est d’ores et déjà nommé Head Coach. Al Saunders, débauché de chez les Ravens, l’assistera. Un journaliste annonce sur tweeter que Davis n’a pas confiance en Jackson et prévoit de le remplacer au moindre faux pas par Saunders. Ambiance ! Ambiance !
Mais qu’il y a-t-il de réellement étonnant ? N’a-t-on pas affaire au proprio le plus fantasque de la NFL ? Il y a des moments comme cela où Al Davis se sent visiblement inspiré. 1980 fut d’ailleurs une année millésime dans le genre.
A ce moment là, Al Davis tentait en vain de faire les aménagements nécessaires au Oakland Coliseum (notamment un projet de loges des plus luxueuses). Frustré par son insuccès, l’idée de déménager la franchise d’Oakland à Los Angeles fut une formidable opportunité financière, qu’il lui fallait absolument saisir. Al Davis visait ainsi deux objectifs : Los Angeles est le second marché en termes d’audience aux Etats-Unis, ce qui permettait de développer la thématique du pay-per-view (évènement télévisuel payant). Al Davis comptait également exporter son idée de loges démentielles à Los Angeles. Pour qu’un tel mouvement se fasse, une majorité de trois quart des propriétaires de franchises de la NFL devait donner leur accord. Le résultat fut sans équivoque : 22 proprios étaient contre le déménagement de la franchise. Aucun pour. 5 se sont abstenus. Est-ce que cela suffisait à arrêter le bouillant proprio des Raiders ? Non, pas vraiment. Une injonction de la Cour peut-être ? Toujours pas.
Le Los Angeles Memorial Coliseum (l’institution qui détient le stade et se charge de lui trouver un occupant), qui avait déjà en travers la gorge la perte des Los Angeles Rams (parti jouer à Anaheim avant de devenir en 1995 les St Louis Rams), voyait ses rêves de football américain partir en fumée avec l’échec du projet Raiders. Une plainte fut donc déposée contre la NFL pour abus de position dominante. Elle reçut l’appui de… Al Davis lui-même. Ce dernier n’en restera pas là, réalisant ses propres démarches de son côté. En Mai 1982, la justice américaine donna raison au Los Angeles Memorial Coliseum, ainsi qu’Al Davis et condamna la NFL à des frais astronomiques. Ce fut aussi une période où Al Davis fut le seul propriétaire d’une franchise de la NFL à supporter l’USFL (United States Football League), une ligue rivale. La rancœur était tenace.
En tout cas, la voie vers le succès pour les Los Angeles Raiders était lancée. Avec le SuperBowl XVIII à la clé, une victoire 38- 9 contres les Redskins, le 22 Janvier 1984.

La première moitié des années 80 fut grandiose pour cette franchise. Beaucoup de gamins & d’ados ont supporté cette équipe à l’époque (l’un des plus illustres étant le rappeur Ice Cube).

Mais les bonnes choses ne durent qu’un temps. Les résultats déclinèrent rapidement. Pendant ce temps-là, notre sémillant Al Davis se sentait floué par le Los Angeles Memorial Coliseum . Le stade, construit en 1921, accusait le coup. Les travaux promis pour le projet de loges n’avaient toujours pas débuté. Mais pire encore, le voisinage du stade était livré à une criminalité des plus conséquentes. Le bouillant proprio se mit donc en quête une nouvelle fois d’un autre stade pouvant accueillir son jouet les Raiders. Différents projets comme celui de Hollywood Park ou Irwindale tombèrent à l’eau.
On date à 1989 la première intention de Al Davis de rapatrier les Raiders à Oakland. En 1991, Davis officialisa son souhait d’un retour aux racines. Les négociations mirent quatre ans avant d’être bouclées.
Durant toute cette époque, ce fut aussi la rivalité entre deux hommes : Al Davis & Pete Rozelle (NFL Commissionner - un prédécesseur de Roger Goddell), rivalité rentrée dans le panthéon de l’histoire pour de nombreux fans américains. Rozelle se retira en 1989 et ne subit donc pas les dernières frasques d’Al Davis. Car ce dernier était bien décidé à faire payer la NFL pour son retour à Oakland. 1995 fut donc une autre grande année dans les relations tumultueuses de Davis avec la Ligue. Un premier procès intenté contre la NFL pour réclamer les droits exclusifs sur le marché de Los Angeles, malgré le fait que les Raiders étaient bien à Oakland. Procès perdu. Un second pour accuser la NFL d’avoir saboté les efforts d’Al Davis dans la construction d’un stade à Hollywood Park. Procès fleuve avec un premier avis favorable pour la NFL. Cependant, le jury fut récusé pour avoir des à-priori défavorables contre Al Davis. Un procès qui eut des répercussions jusqu’au 2 Juillet 2007 où la Cour Suprême de Floride confirma le jugement défavorable contre Davis.
Le jeu dangereux de Al Davis.
Retour en 2011 et plus particulièrement au mois de Février. En l’espace d’une semaine, les Raiders ont signé Richard Seymour (DT), John Henderson (DT) & Stanford Routt (CB), des prolongations de contrats sur du court terme pour un montant total de 69,5 millions $.
Pour le LB Kamerion Wimbley, les négociations furent plus difficiles. Afin d’éviter que le joueur puisse avoir des contacts avec d’autres franchises lors de la free agency, Oakland partait sur un contrat quelque peu hors-la-loi. Le NFL Management Council dut rappeler à Oakland que le contrat en question n’était pas viable, dépassant la règle des 30%. Grosso modo, il ne peut y avoir une augmentation de plus de 30% du salaire annuellement. De ce fait, les Raiders ont opté pour la franchise tag, ce qui signifie que Wimbley signera le Jeudi 3 Mars un tender de 11,3 millions $.
Et ce n’est pas fini : Au programme des négociations devraient avoir lieu avec Zach Miller (TE). Al Davis dépense à tout va au moment où la NFL tente de faire avaler au syndicat des joueurs que le modèle financier actuel n’est plus valable, que les salariés doivent revoir leur rémunération à la baisse. Ceci n’est pas très malin ; les confrères de Davis l’ont bien compris. Il n’y a pas eu à ce jour de signatures retentissantes sur le marché ; certaines franchises ayant choisi le parti pris de noyer le poisson (signature d’un tender, puis renégociation en un contrat long terme lorsque le CBA sera signé). Le petit jeu de Al Davis peut avoir une incidence non négligeable sur les négociations du CBA (Collective Bargaining Agreement), mais également sur les transactions des autres équipes (free agency, draft…). Bonjour Roger Gooddell, je vous présente Al Davis. L’un de vos prédécesseurs, Pete Rozelle, s’était déjà arraché les cheveux avec lui.
Pour signer un joueur, le mode de fonctionnement des équipes (et des agents) est de prendre en compte les salaires en vigueur dans la NFL. Ainsi, en assurant à Stanford Routt un salaire colossal de 31,5 millions $ sur trois ans, les Raiders génèrent une inflation des plus conséquentes au niveau des CB censés atterrir en free agency. Ceci étant, ceci indique bien que Nnamdi Asomugha ne sera plus un Raiders la saison prochaine (pour ceux qui en auraient encore douté). Cependant, cette réévaluation de la fiche de paye, pour un bon CB comme Routt , mais pas franchement un talent d’élite, est évidemment contre-productive pour la Ligue.

Déjà, l’année dernière, Al Davis avait signé Shane Lechler (P) & Sebastian Janikowski (K) pour des contrats record. Le troisième larron, bénéficiant des largesses de Davis, se nommait Jon Condo. Qui ça ? Vous auriez raison de ne pas connaître. Condo, c’est le gars qui tient le ballon lorsque Janikowski essaie de transformer un coup de pied. 1,68 million $ pour tenir un ballon. On remercie qui ? Merci Al Davis.
Le bouillant proprio des Raiders, qui s’est lâché avec son porte-monnaie, attise les convoitises.
Dernièrement, Darth Vador, himself, essayait de se faire embaucher comme garde du corps pour un salaire à 6 chiffres :
Plus sérieusement, on appelle ça des « salary drivers ». De telles transactions entrent directement en ligne de compte des calculs de la Ligue pour les franchise tag et les salaires des joueurs de transition. Quel est l’intérêt d’ouvrir le porte-monnaie à ce point ? En termes de revenus générés, cela ne rime à rien. Pour le magazine américain « Forbes », les Raiders étaient l’une des équipes qui valait la moins chère de la NFL, soit à peu près 758 millions $. Un chiffre en baisse de 5% en un an. La cause ? Déjà à ce moment là des contrats pharaoniques pour des joueurs qui ont fait un bide retentissant : DeAngelo Hall, Javon Walker et surtout les 40 millions $ garantis pour JaMarcus Russell. De plus, les revenus générés par l’intermédiaire du stade (vente de billets…) ne prêtent guère à l’optimisme.Le fait est que Al Davis a 81 ans, que sa santé est défaillante et qu’aujourd’hui, il lui presse de retrouver l’ivresse d’une équipe triomphante, le temps du succès des Los Angeles Raiders, par exemple. Peu importe l’argent dépensé. Et, à ses yeux, des joueurs comme Richard Seymour ou Kamerion Wimbley peuvent être les généraux sur le terrain nécessaires pour aller de l’avant.
Donc, récapitulons. Les situations de Seymour, Henderson, Routt & Wimbley, cela monte à 80 millions $, ceci bien entendu sans les bonus inhérents à tout contrat. Toutes ces critiques sur les incidences possibles sur le CBA, sur la free agency, sur la gestion de l'équipe ont poussé Al Davis à dépêcher son bras droit pour une conférence de presse ce Lundi 28 Février. Les justifications de John Herrera sont savoureuses à souhait :
« Lorsque vous signez ces joueurs, avec les contrats que nous leur avons proposé, ces investissements sont faits pour le futur. Ces gars doivent tout d’abord jouer et mériter cet argent, avant de penser à être payé. Les Raiders n’ont à ce jour dépensé aucun centime.
Ces transactions, on les a mené afin de protéger notre franchise, notre équipe, de nous permettre d’aller de l’avant. »
Ah, au fait… petit rappel avant de finir… avec la fin du CBA, la saison précédente était sans salary cap. La négociation actuelle du nouveau CBA aboutira forcement à un salary cap pour la prochaine saison. Le résultat risque d’être amusant à voir sur le reste de la composition de l’équipe des Raiders. On souhaite beaucoup de courage à la Raiders Army. Ils en auront besoin. Car il ne faut pas oublier que malgré tous ces déboires les Raiders restent une des équipes de la NFL les plus populaires dans tout les Etats Unis et à travers le Monde.

Du ballon au pinceau via le pétard.

Si vous étiez déjà un passionné de football américain dans les années 80 vous vous souvenez sûrement de Todd Marinovich....
Après une carrière légendaire en high school (presque 10 000 yards lancés en 4 ans!) il reçoit à l'époque des offres de bourse universitaire de 100 des 104 facs de la première division NCAA. Il déclare à 17 ans vouloir devenir le plus "grand QB jamais sorti de l'Etat de Californie" (un état qui a par exemple vu grandir John Elway...). On le surnomme alors "Robo QB" car "programmé" depuis ses premiers pas à devenir un quarterback par son père qui devient le symbole des parents abusifs de jeunes sportifs.
Marinovich choisit finalement USC en 1988 et y gagne le Rose Bowl 1990. Pourtant au global sa carrière aux Trojans n'est pas aussi spectaculaire que prévu. Al Davis (bien sur Al Davis!!) le proprio des Raiders (alors à Los Angeles) Ie sélectionne pourtant au premier tour de la draft 91 . C'est un échec total. Miné par la pression qui tourne à la dépression, Marinovich sombre dans l'alcool et la drogue. Il devient alors pour les médias "Marijuanavich".
Il s'en est tout de même sorti et aujourd'hui est ... artiste peintre! Il possède sa propre galerie à Newport Beach et comme sur ce tableau aime peindre des toiles sur le thème du football.
Après une carrière légendaire en high school (presque 10 000 yards lancés en 4 ans!) il reçoit à l'époque des offres de bourse universitaire de 100 des 104 facs de la première division NCAA. Il déclare à 17 ans vouloir devenir le plus "grand QB jamais sorti de l'Etat de Californie" (un état qui a par exemple vu grandir John Elway...). On le surnomme alors "Robo QB" car "programmé" depuis ses premiers pas à devenir un quarterback par son père qui devient le symbole des parents abusifs de jeunes sportifs.
Marinovich choisit finalement USC en 1988 et y gagne le Rose Bowl 1990. Pourtant au global sa carrière aux Trojans n'est pas aussi spectaculaire que prévu. Al Davis (bien sur Al Davis!!) le proprio des Raiders (alors à Los Angeles) Ie sélectionne pourtant au premier tour de la draft 91 . C'est un échec total. Miné par la pression qui tourne à la dépression, Marinovich sombre dans l'alcool et la drogue. Il devient alors pour les médias "Marijuanavich".
Il s'en est tout de même sorti et aujourd'hui est ... artiste peintre! Il possède sa propre galerie à Newport Beach et comme sur ce tableau aime peindre des toiles sur le thème du football.
Décés d'un très grand.

Hier est mort à l'age de 83 ans, George Blanda, "The Grand Old Man" légende de la NFL qui fit le plus gros de sa carrière sous les maillots des Bears (10 saisons) et des Raiders (9).
Blanda a joué dans la ligue pendant 26 saisons jusqu'à ses 49 ans. Il est au Hall of Fame de Canton depuis 1981. Un des meilleurs amis de Al Davis il reste pour beaucoup LE Raider. John Madden qui le coacha à Oakland le considérait comme le meilleur joueur qu'il ait jamais dirigé. En 1970, âgé alors de 43 ans il mena les Raiders jusqu'à la finale de l'AFC, match où il lança 2 touchdowns et réussi 1 field goal. Il avait auparavant gagné deux titres AFL avec les Houston Oilers en 1960 et 61 avant de perdre le titre 1962 après deux prolongations en finale contre les Dallas Texans (futurs KC Chiefs).
A la fois quarterback et kicker il marqua dans sa carrière 335 field goals, 943 transformations de TD et marqua 6 TD à la course. Si l'on ajoute ses 236 passes pour un touché, il est en fait responsable directement de 3418 points au total! Il détenait jusqu'à 2007 un record qu'il fut heureux d'abandonner: Celui du nombre d'interceptions en carrière (277). C'est Brett Favre qui le détient désormais.
Originaire comme beaucoup d'autres grands QBs de l'histoire, de la région de Pittsburgh, George Blanda fut drafté au 12ème tour de la draft 1949 par les Bears en provenance de l'Université du Kentucky. Il y avait été coaché par une autre légende du football "Bear" Bryant pas encore arrivé à Alabama. Au Bears il cumule déjà les deux rôles de kicker et de QB. Il décida de prendre sa retraite en 1959 quand les Bears lui annoncèrent qu'il ne jouerait que kicker la saison suivante. Finalement le lancement de l'AFL prolongea sa carrière puisqu'il remis les épaulières dès la saison suivante à Houston. Il devient alors l'un des vedettes de la nouvelle ligue et est élu AFL Player of the Year en 1961. Ses 464 yards contre Buffalo cette année là restent le record de la ligue avant sa fusion avec la NFL. Il fut l'un des éléments clés qui permirent le succès de l'AFL, un des symboles de ses attaques flamboyantes et tournées vers le jeu de passe.
Pensant à nouveau sa carrière terminée c'est simplement comme backup qu'il signa sans illusions aux Raiders en 1967. Il y resta 9 ans de plus...
Les Jets roi de l'anti aérien?
Rumeur? Véritable option? Ce mois de février est friand en tout cas de ce genre d'infos... Depuis deux jours les médias américains s'affolent sur un possible trade du corner des Raiders Nnamdi Asomugha vers les New York Jets. Ce transfert permettrait de former la plus redoutable paire de cornerbacks que la NFL ait vu depuis des lustres. Un duo anti-passe Asomugha-Revis aurait de quoi effrayer tout les coordinateurs offensifs, quaterbacks et receveurs de la ligue... On suivra donc de près cette affaire!
NFL: Le point et le programme avant la dernière journée
Côté NFC la situation est plus simple avec les 6 qualifiés déjà désignés. reste à définir leur classement et là tout reste très ouvert en dehors de la première place réservée aux Saints.
Le programme de ce week 17 sur nos écrans et ailleurs:
Live à 19h00 sur ESPNA:
Steelers (8-7) @ Dolphins (7-8)
Il faudrait un miracle (et des défaites en série des autres équipes encore en course) aux Dolphins pour se qualifier mais ils ont encore une chance. Ce qui fait de ce match un vrai match de playoffs, dont le vainqueur pourrait se retrouver éliminé au bout du compte! Pittsburgh ne maîtrise pas beaucoup plus son destin et en cas de victoire surveillera de près les résultats des Broncos, Jets et Ravens notamment. Après deux victoire à l'arraché ces deux dernières semaines ils semblent en tout cas avoir la chance de leur côté....
Live à 22h15 sur ESPNA:
Ravens (8-7) @ Raiders (5-10)
Baltimore, au moins, n'a pas à compter sur les autres. Une victoire à Oakland et c'est la qualif assurée. Si la marche ne semble pas insurmontable attention tout de même à ne pas la louper!
Live à 2h20 sur ESPNA:
Bengals (10-5) @ Jets (8-7)
Les Jets, qui comme les Ravens n'ont besoin "que" de gagner leur match pour se qualifier, profiteront ils une nouvelle fois de la bienveillance de leurs adversaires? Après avoir profité de la mise sur le banc d'une bonne partie des starters des Colts dimanche (au grand désespoir des fans d'Indianapolis), les New Yorkais pourraient se retrouver face à l'équipe B des Bengals si ceux ci n'ont rien à gagner dans ce match. Tout dépendra en fait du résultat plus tôt des Patriots à Houston. Si New England l'emporte les Bengals seront surs de terminer 4ème et n'auront rien à gagner, en cas de défaite de la bande à Brady ils pourraient par contre essayer de leur chiper la troisième place (et potentiellement éviter un déplacement à Indianapolis au second tour).
Les autres matchs à suivre:
Patriots (10-5) @ Texans (8-7)
New England essaiera de s'assurer la troisième place de conférence contre des Texans qui à l'image des Steelers doivent l'emporter et compter sur les défaites d'autres prétendants à la qualification. Houston en gagnant à Miami dimanche a en tout cas prouvé qu'il n'a plus peur de ce genre de match couperet. Au bout de cette soirée, ce pourrait être la première participation aux Playoffs dans l'histoire des Texans.
Eagles (11-4) @ Cowboys (10-5)
La finale de la NFC East entre deux prétendants sérieux au titre! Battus 16-20 à l'aller les Eagles essaieront de prendre leur revanche et de remporter le titre de la division Est. Ils peuvent même rêver à la seconde place de conférence et donc à la possibilité de regarder le premier tour à la télé! Dans une conférence où les leaders semblent finir la saison avec de grosses baisses de régime, ce match risque d'être très intéressant entre les deux équipes les plus en forme de la fin de saison de la NFC.
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