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Les Packers s'ouvrent aux "proprios" canadiens.


Les Green Bay Packers appartiennent à leurs fans et pour financer l'agrandissement de Lambeau Field, ils ont ouvert leur capital à hauteur de 70 millions de dollars (soit 280 000 actions à 250 dollars). Il reste à ce jour 17 000 actions à vendre et la franchise du Wisconsin vient d'annoncer qu'elle vient d'obtenir le OK des autorités canadiennes pour en commercialiser une partie au Nord de la frontière. Si le coeur vous en dit amis québécois et canadiens, vous aussi vous pouvez désormais devenir un "NFL Owner"!

Interview de Mike McCoy, Fighting Irish, Packer et Raider


Caleb McCoy le linebacker américain des Centaures (ex Aigles de Chambéry) n'est pas tombé dans la "marmite" du football par hasard. Chez les McCoy le football est une seconde nature. Son père n'est, en effet, autre que Mike McCoy DT à Notre Dame (NCAA lineman of the year 1969, 1st Team all American cette année la) puis pendant 10 ans en NFL. Il joua notamment 6 ans aux Packers avant de porter les maillots des Raiders et des Giants. Deuxième pick de la draft 1970 (derrière un certain Terry Bradshaw) il a joué 132 matchs NFL. Caleb en vacances en famille à Erié en Pennsylvanie nous a permis de poser à son père quelques questions….

- Vous avez eu deux belles carrière en NCAA puis en NFL, quel est le championnat où vous avez le plus apprécié de jouer? Et aujourd'hui lequel suivez-vous le plus?
- Surement la NCAA. Même si nous n'étions pas payés avoir une bourse ce n'était pas rien. Jouer pour l'Université de Notre Dame était un grand privilège. En NCAA il y a aussi plus d'enthousiasme des étudiants, des anciens de la fac et des fans. La NFL est plus un business et pour les joueurs il y a moins de plaisir et plus de pression. Il y a aussi de très bons fans en NFL mais l'atmosphère du football universitaire est plus excitante. Je continue à suivre les deux compétitions et il y a des bons côtés à apprécier dans les deux.

- Vous avez joué pour des équipes réputées pour leur public… Qui a les meilleurs fans? Notre Dame? les Packers? les Raiders?
- C'était différent chaque fois. Ceux de Notre Dame sont très fidèles et l'atmosphère universitaire est particulière. Ceux des Packers sont exigeants car de fait l'équipe leur appartient. Les fans des Raiders sont vraiment particuliers. C'est la Californie où déjà les gens sont un peu différents du reste du pays. Ces fans qui s'habillent en "Raiders" c'est spécial. Le club a été le premier à interdire aux gens de fumer dans un stade mais ce n'était pas à cause du tabac. Ils fumaient d'autres choses!

- En tant qu'ancien Raider quel a été votre réaction à la mort d'Al Davis? Quel type de patron était-il?
- J'ai été très triste d'apprendre sa mort. J'espère que Jésus prend soin de lui. Je pense qu'il était le meilleur propriétaire de la ligue. Ce qu'il était en privé était très différent de ce qu'il montrait en public. Les Raiders étaient toute sa vie.

- Qu'est ce qui a changé dans le football par rapport à l'époque où vous jouiez?
- Les changements sont énormes. Aujourd'hui il y a tant d'argent dans le football. Terry Bradshaw a été choisi juste avant moi lors de la draft 1970. Avec le pick numéro 1 il avait un salaire de 20 000 dollars la première année avec un bonus de 30 000. Aujourd'hui son salaire serait de 10 millions avec un bonus entre 35 et 60 millions de dollars. Les joueurs sont aussi plus gros et plus rapides. Ils sont joueurs à plein temps. Nous on avait des boulots pendant les intersaisons! . Les règles aussi ont changé. Aujourd'hui le football se joue au-dessus de la ceinture. Quand je jouais les "clippings", les "crack back blocks", les cuts sous la ceinture, tout ça était autorisé! Notre matériel était bien moins bon que celui d'aujourd'hui. Les casques notamment. C'est pour ça qu'il y a tant de cas de démence chez les anciens joueurs. La NFL est devenue une énorme machine à fric pour les joueurs et les propriétaires.

-Lors du lockout un des points les plus débattus a été les retraites pour les anciens joueurs . Etes-vous contents de ce qui a été obtenu?
- Non pas du tout. Le syndicat NFLPA ne travaille que pour les joueurs actifs et ses propres membres. Tous les bénéfices vont à ce petit cercle. Je crois que c'est le cas pour tous les syndicats en général. Je reçois une retraite trois fois plus petite que celle que je toucherais si j'avais été un joueur de baseball.

- Combien gagniez-vous à l'époque? Qu'avez-vous fait après votre carrière de joueur?
- Mon salaire de rookie était de 18 000 dollars. Après ma carrière j'ai été commercial pendant 5 ans puis j'ai eu une ferme et aussi un club de racquet ball club. J'ai aussi travaillé dans la finance. Puis en 1986 je suis devenu pasteur. Je vais donner mon message d'espoir dans les écoles et les prisons. Pour moi Dieu existe et veut que l'on ait une relation avec lui à travers son fils Jésus Christ. Je ne considère pas ça comme une religion mais comme une relation avec notre créateur.

- Etes-vous heureux que votre fils soit aussi un joueur de football?
- Caleb est un bon fils et je suis fier de lui. Il est un excellent joueur de football et il apprécie ce jeu. Il sait ce qu'il veut dans la vie et le fait. Il n'a pas besoin de moi ou de ce que j'en pense.

- Qui voyiez-vous gagner les championnats NCAA et NFL cette saison?
- Pour le Superbowl, pour l'instant (NDLR: la semaine dernière), mais avec les blessures ça peut vite changer, je dirai les Packers et peut être les Bills. Pour le titre NCAA, LSU et Wisconsin.

Photo: Mike McCoy honoré l'an passé à la mi-temps de Notre-Dame -Purdue.

A Green Bay les playbooks se ramassent à la pelle!



Les playbooks, même ceux des saisons passées, sont en général jalousement gardés secrets par les équipes NFL. On imagine que quand ils sont changés ou modifiés, les anciens sont consciencieusement passés à la broyeuse... Apparemment pas à Green Bay!

En effet certains habitants de la ville ont eu la surprise de retrouver leurs pelouses couvertes par des pages des playbooks des unités spéciales des Packers (ceux du dernier match de présaison contre les Cardinals). En début de semaine, un camion poubelle en route pour un centre de recyclage, apparemment trop rempli, a déversé une partie de sa cargaison dans plusieurs rues de la cité du Wisconsin. C'est un shérif en patrouille qui a donné l'alerte. Les Packers ont minimisé l'incident en déclarant que ces playbooks ne possédaient rien de fondamentalement confidentiel... Même si il ne fait pas de doute qu'ils croisent les doigts pour qu'il n'y ait pas trop de fans des Vikings ou des Bears qui vivent dans cette partie de la ville!

http://www.nfl.com/videos/nfl-training-camps/09000d5d821b26cf/Trash-Packers

Le b...bb...bbust des b...bbb..busts!


Dans l'histoire des plantages lors de la draft NFL, le site "lost lettermen" a retrouvé le destin d'un joueur oublié qui est peut être le plus grand "bust" de l'histoire...

Bobby Garrett était le quarterback de Stanford (qui à l'époque s'appelaient les Indians). All-American, il était une des vedettes du football universitaire du début des années 50. Il participe au Rose Bowl 1952 et lance 17 touchés lors de sa dernière année NCAA en 1953. C'est donc sans surprise que les Cleveland Browns, qui souhaitaient trouver un remplaçant à leur QB de légende mais vieillissant Otto Graham, le choisissent avec la première sélection de la draft NFL 1954.

Paul Brown, qui n'était pourtant pas un manche, fit avec ce choix une grossière erreur. Et il ne mit pas beaucoup de temps à s'en apercevoir. Garrett, aussi talentueux qu'il était avait un défaut majeur: Il était bègue. Brown l'échange rapidement avec les Packers (sans parler du problème de Garrett au staff de Green Bay!!) sans même que Garrett ait joué le moindre down pour Cleveland!

Les Packers ne tardent pas à comprendre qu'ils viennent de se faire rouler. Comme le raconta alors leur fullback Fred Cone: "Ce fut une vraie surprise pour nous et notre coach. Bobby avait beaucoup de talent et était un gars très sympa. On était vraiment désolé pour lui. Mais un QB doit être capable d'aboyer les signaux et il ne pouvait pas le faire"...." Il fallait qu'on lui tape dans le dos pour qu'il puisse nous "cracher" le jeu. Il ne pouvait pas prononcer les mots qui commençaient par "s" comme pour dans "split left" ou "split right"".

Au total Garrett joua 9 matchs en NFL, aucun comme starter. Bien moins que d'autres "busts" plus récents et célèbres comme Ryan Leaf (25 matchs) ou JM Russell (31). Ses stats totales: 15/30 143 yards 0TD 1 Int. A peine un match "normal".

Portrait de Coach McCarthy.


Mike McCarthy vient de mener les Packers à la victoire dans ce 45ème Superbowl. Assez peu connu, à la tête des Packers depuis 2006, il a construit son équipe dans la discrétion avec une modestie et un amour du travail bien fait qui ne détonne pas à Green Bay mais qu'il tient de sa région natale... celle de Pittsburgh!

C'est en effet l'équipe qu'il a supporté toute sa jeunesse que Mike McCarthy vient de battre à Dallas. Son père encore plus que la ville de l'acier va lui donner le goût du travail. Celui ci en effet, policier, tient en plus un bar et est pompier volontaire dans le Pittsburgh des années 70 encore très marqué par son activité ouvrière. Il passe ainsi les dimanches de son enfance entre l'église et le bar de son père où il travaille et suit d'un oeil les exploits des Steelers de Bradshaw- c'est bien lui là derrière lui sur la photo!- et du "Steel Curtain". Avec quatre frères et soeurs et dans une ville qui s'enfonce alors dans la crise, il se prend en main très tôt et quitte Pittsburgh pour le Kansas où il va étudier à Baker University une petite université NAIA. Sans bourse sportive il joue tight end, étudie et bosse pour financer ses études de front. Il devient capitaine de l'équipe. Pour finir ses études il arrive à se faire embaucher comme assistant coach dans la fac voisine de Fort Hays State. C'est là qu'il prend le virus du coaching.

Il arrive alors à rentrer au pays où il se retrouve dans le staff de Paul Hackett à Pitt en 1989. Sous payé il bosse la nuit au péage de l'autoroute pour arriver à joindre les deux bouts mais il a la chance de se retrouver dans un staff bourré de talent: Jon Gruden et Marv Lewis, futurs coachs NFL sont eux aussi sous les ordres de Hackett. Il coache les Qbs (sa première et celle qui fut très longtemps sa spécialité) puis les receveurs des Panthers pendant 4 ans. Il suit ensuite Hackett à Kansas City chez les Chiefs où un ancien de Pitt, Marty Schottenheimer prend Hackett comme coordinateur offensif. Là il retrouve un autre natif de l'Ouest de la Pennsylvanie: Joe Montana qui termine sa carrière avec les Chiefs. Il restera aux Chiefs de 93 à 98 passant de simple assistant à coach des QBs où il travaillera avec Rich Gannon, Elvis Grbac et Steve Bono. En 99 il passe une première saison à Green Bay où comme Qb Coach il travaille avec Brett Favre puis se fait recruter par (encore!) un autre natif de Pittsburgh, Jim Haslett qui lui donne la responsabilité de l'attaque des Saints, les années Aaron (et oui un autre Aaron!) Brooks. En 2005 il tient le même rôle aux 49ers avant de se rappeler au bon souvenir des Packers qui l'embauchent comme head coach en 2006.

En 5 ans il n'a qu'une mauvaise saison (2008, 6-10), la première sans Favre, la première avec Rodgers. Favre venait pourtant d'amener les Packers au NFC Championship Game en 2007, McCarthy aura pourtant le courage de choisir Rodgers. On ne peut lui donner tort aujourd'hui. On dit de lui que c'est un "players coach", un "calme" qui sait donner confiance à ses joueurs. Typique de ses méthodes, samedi soir, au lieu d'un dernier briefing sur le match à venir, il a envoyé ses joueurs se faire mesurer l'annulaire pour leur future bague de champion. De quoi motiver les troupes! Il aime les Qbs et le jeu de passe à l'excès. Seulement 11 courses appelées dimanche soir alors que l'équipe a mené tout le match! Ce qui peux expliquer comment quand en début de saison il perd son coureur principal Ryan Grant pour le reste de l'année, il ne panique pas et apprend à faire sans.

Le voilà "Champion du Monde", à la tête d'une équipe immensément populaire qui possède un jeune quarterback de grand talent et de la profondeur à tout les postes. De quoi enfin sortir de l'ombre!

On va savoir!


Qu'attendre de ce 45ème Superbowl?

Difficile à dire avec deux équipes aussi complètes et qui semblent être à des niveaux de forme et de performance comparables.

Peut être un duel de quarterbacks entre un Big Ben qui essaiera d'obtenir (déjà!) sa troisième bague de champion en sept ans de carrière et Rodgers qui espère faire définitivement oublier Brett Favre à Green Bay.

Peut être un match très défensif où chaque point pourrait compter entre la meilleure défense de la ligue (Pittsburgh, 14.5 points par match encaissés, seulement 63 yards au sol par match concédés) et la seconde en points permis et cinquième en yards donnés.

A moins qu'avec deux matchs nuls sur ces deux premiers affrontements un héros inattendu, comme c'est souvent le cas au Superbowl, ne fasse basculer le match...

Rarement ces 20 dernières années on a senti les pronostiqueurs aussi dubitatifs et peu surs d'eux. Ce match pourrait se jouer à quelques petits détails. La présence ou pas du centre des Steelers Maurkice Pouncey pourrait à ce titre être déterminante. La préparation à Dallas cette semaine dans des conditions difficiles (en intérieur pratiquement entièrement du fait d'une météo catastrophique) aura aussi peut être un rôle à jouer... Qui a su le mieux s'adapter? Dans le même registre, Green Bay aura peut être pu mieux se concentrer sur ce match alors que les médias ont passé une bonne partie de la semaine à revenir sur l'affaire Roethlisberger, les déclarations à ce sujet du patron de la NFL et à la présence tardive de Big Ben dans un piano bar mardi soir...

Le match dans les tribunes entre "cheeseheads" et "yellow towels", entre deux des meilleurs publics de la ligue, vaudra aussi le détour.

Réponse à toutes ces interrogations dimanche soir à partir de minuit 30 au choix sur W9 ou ESPN America.

Notre pronostic: Packers d'un cheveu.

Derrière le "G" des Packers...


C'est l'un des logos les plus "classiques" et des plus simples de la NFL, et pourtant le "G" du casque des Packers cache quelques secrets...

C'est en 1961 qu'est apparu ce G sur le casque de l'équipe de Green Bay. Exactement le même que celui d'aujourd'hui , les Packers ne l'ont jamais modifié. Contrairement à ce que l'on pourrait penser ce "G" ne représente pas l'initiale de Green Bay mais celle du mot "Greatness", la Grandeur, ce vers quoi le porteur du casque se devait d'aller. Vince Lombardi mettait ainsi sa philosophie du football sur le casque de ses joueurs. Il semble que cela eu l'effet escompté puisque l'équipe gagna 5 titres de champions lors des 7 saisons qui suivirent avant que Lombardi ne prenne sa retraite au soir de sa victoire lors du Superbowl II.

La forme et le style du G, ovale, sont une marque déposée par la franchise. Les Universités de Georgia et de Grambling State qui l'utilisent pour leurs propres casques dans d'autres couleurs ne le font qu'avec l'autorisation du club des Packers.

Un Superbowl "retour aux sources"


Le Superbowl de cette année ramène la NFL à ses origines, la "Rust Belt" des Grands Lacs, berceau du football professionnel et région ou il règne encore plus qu'ailleurs aux Etats Unis en maître sur le paysage sportif. La troisième plus vielle franchise de la ligue (GB) rencontrera la 7 ème plus ancienne. Entre les Steelers qui essaieront de gagner un 7ème Vince Lombardi Trophy, plus que n'importe qui dans l'histoire, et les Packers, l'équipe de ce même Lombardi il y a plus de choses en commun que l'on pourrait l'imaginer de prime abord...

Déjà dans leurs surnoms on ne peut manquer de remarquer que ces deux équipes sont à la fois attachées à leurs racines et aux hommes qui ont fait les villes où elles résident. Toutes deux se refèrent aux industries et aux ouvriers les plus symboliques de leur région: L'acier de la Pennsylvanie occidentale, alliance des mines des Appalaches et de la force motrice des rivières qui arrosent Pittsburgh et l'industrie agro alimentaire et notamment celle de la viande qui au bout des pistes venant des Plaines transformait, conditionnait, "packait" ses produits avant de les embarquer sur les bateaux des Grands Lacs en direction des grandes villes de la Côte Est. Il y a un profond attachement local pour ses deux équipes et leurs noms n'y sont certainement pas étrangers.

Se retrouveront face à face deux franchises qui sont des modèles tant pour leurs résultats sur le terrain que leurs méthodes. Deux franchises qui comme le disait Hines Ward dimanche "font les choses bien" et qui gagnent. Green Bay est surnommée Titletown pour ces 9 titres NFL dont 3 Superbowls, Pittsburgh en a déjà 6, tous de l'ère Superbowl.

Les Steelers ont basé leur succès sur la stabilité et de bonnes vielles méthodes familiales. La famille Rooney gère sa franchise sans interruption, de génération en génération depuis la création du club en 1933, patiemment, sans jamais paniquer, en laissant le temps aux coaches de bâtir des équipes solides et sans chichi. La franchise n'a eu que trois coaches depuis 1969, qui ont chacun au moins une bague de champion. Ce n'est pas sans raison que les Steelers ont obtenu au fil des ans un des publics les plus fidèles et passionnés de la ligue. Quoi qu'il arrive, chaque année il y a du bon football au confluent des trois rivières.

Les Packers eux aussi peuvent compter sur un public incroyable. Non seulement dans les tribunes mais aussi et surtout à la tête du club puisque ce sont eux (les abonnés) les propriétaires de la franchise. La raison qui fait que cette petite ville du Wisconsin a pu garder sa franchise contre vents et marées et qu'elle a sans doute encore de beaux jours devant elle.

Loin de l'univers des proprios bling bling voulant tout gérer depuis les loges luxueuses de leurs stades high tech, et à l'heure où la ligue est au bord de l'explosion déchirée par les négociations entre des propriétaires toujours plus gourmands et des joueurs millionnaires, ces deux franchises donnent à la NFL une leçon de management "à l'ancienne", enraciné dans son terroir.

Le seul regret est sans doute que leur rencontre aura lieu dans le symbole même de la nouvelle NFL: L'hyper coûteux, hyper technologique, hyper climatisé et hyper aseptisé Cowboys Stadium du proprio aux dents les plus longues de la ligue, Jerry Jones. Ryan Clark le corner de Pittsburgh le regrettait dimanche en déclarant qu'il aurait voulu que ce Superbowl ait lieu " dans la neige, la glace, la pluie, sur une "frozen toundra"". Dommage aussi que la NFL ait décidé cette année d'oublier les habituels dinosaures du rock pour le show de la mi temps et ait programmé la techno pop des "Black eyed Peas". Si il y a bien une affiche où un vieux groupe de rock des années 70 n'aurait pas paru démodé c'est bien celle là!

On peut en tout cas rêver à un Superbowl aussi spectaculaire que la dernière rencontre entre ces deux clubs, un sauvage 37-36 avec 886 yards de passe gagné par les Steelers en 2009 lors de la dernière action du match...

Bears vs Packers. C'est parti pour le 182ème!


Dimanche la finale de la NFC verra s'opposer les Green Bay Packers et les Chicago Bears sur le terrain de ces derniers, l'occasion de revenir sur cette grande rivalité entre ces deux franchises de la rugueuse "Black and Blue" Division.

Avec 181 matchs c'est l'affiche la plus jouée dans l'histoire de la NFL et ce depuis 1921. Les deux franchises voisines ont cumulé 21 titres NFL et ne se sont pourtant rencontrées qu'une seule fois en playoffs, en 1941 et une victoire des Bears en route vers le titre. Bizarrement, les années sont rares où les deux équipes sont en forme en même temps. Elles ne se sont qualifiées la même année pour les playoffs que 4 fois! Au total Chicago mène 92 victoires à 83 (plus 6 matchs nuls).

Quelques matchs ont marqué cette longue histoire du Derby du Lac Michigan:

En 1964, les Packers l'emportent sur un... free kick! En effet Vince Lombardi emploie une règle pratiquement jamais utilisée en NFL qui permet de tenter un free kick après un "fair catch". Les Bears n'oublieront pas la leçon et rendront la pareille aux Packers en 1968.
En 1980, le match va en prolongation à 6 partout. Marcol le kicker du Pack tente le field goal de la victoire... qui est bloqué et rebondit sur le casque de Alan Page des Bears. Marcol prend la balle au bond et file marquer le touché de la victoire dans la plus grande confusion.
En 1986, les Bears, champions en titre l'emportent 12-10 mais perdent pour la saison leur QB Jim McMahon sur un violent sack de Charles Martin. Celui ci sera suspendu deux matchs pour cette action et les Bears sans Mc Mahon feront une croix sur leurs chances de garder le titre.
En 1995 Brett Favre et les Packers bluffent toute la semaine en le faisant croire inapte pour le match du dimanche. Celui ci fait un des ses plus grands matchs (5 TDS!) et les Packers l'emportent 35-28 dans le match décisif pour gagner la division.
En 1997, les Bears s'inclinent d'un point 24-23 après qu'ils aient tenté et loupé une transformation à deux points pour la victoire.
En 2008, pour le match le plus glacial jamais joué à Chicago, les Bears se doivent de l'emporter pour se qualifier. Menés 14-3 à la mi temps ils remontent au score. A égalité à quelques secondes de la fin, le Pack a l'occasion de l'emporter mais Alex Brown contre la tentative de FG. Finalement Chicago l'emporte en prolongation.

Espérons que le match de dimanche sera lui aussi inoubliable...

Un livre,(couverture ci contre) "Mudbaths and Blodbaths" a été écrit en 1997 sur ces derbys

Les Packers en bleu?

Les Packers sont le symbole de la tradition, de la NFL "originelle" , des ses origines dans les villes ouvrières du MidWest . C'est pourquoi quand ils ont annoncé qu'ils pensaient utiliser un "third jersey" la saison prochaine de nombreux "puristes" ont pris peur.

Mais il semblerait que même si cette opération est un moyen de céder aux sirènes du marketing et de se faire un bon paquet de dollars, la franchise de Green Bay souhaite le faire en respectant autant que possible l'histoire du club. Ainsi la dernière rumeur à ce sujet les ferait renouer avec la couleur bleue et le type de design que les maillots des Packers affichaient dans les années 30. Dans le style de ces maillots en photo ci contre.

Du "Vintage" qui devrait se vendre comme des petits pains dans la "CheeseHead Nation"

NFL le programme.

Et c'est parti pour les playoffs!
Le hasard a voulu que trois des matchs de ce premier tour ont déjà eu lieu... le week end dernier! Une situation assez incongrue... Reste à savoir si les matchs de dimanche peuvent nous donner la moindre indication sur les matchs de ce premier tour.

Samedi 22h30 Live sur ESPNA:
Jets @ Bengals
Les New Yorkais ont massacré les Bengals dimanche 37 à 0. Le referont ils six jours plus tard? Si Cincinnati a fait jouer ses titulaires une bonne partie du match, on peut tout de même se demander si la motivation était au rendez vous... Ils n'avaient en effet rien à gagner et battre les Jets leur aurait offert Houston comme adversaire, pas forcément une bonne affaire. Les Jets sont en tout cas en pleine confiance avec un running game efficace et une défense qui a retrouvé ses couleurs du début de saison.

Samedi 2h00 du matin live sur ESPNA:
Eagles @ Cowboys.
La confrontation de dimanche n'est elle pas teintée de doute: Les deux équipes jouaient à fond, tout simplement pour avoir le droit de disputer ce match dans leur stade. Et Dallas n'a pas fait dans la dentelle! Est ce que les Eagles trouveront une solution en moins d'une semaine pour éviter une nouvelle déroute? Après leur démonstration de force, les Cowboys sont devenus la nouvelle coqueluche des médias et beaucoup les voit aller au Superbowl. qu'ils se méfient car ce statut n'a pas forcément porté chance à ceux qui l'ont eu depuis le début de saison (Les Giants puis les Viks, les Saints et jusqu'à dimanche dernier les Eagles).

Dimanche 19h00 live sur ESPNA:
Ravens @ Patriots
Le seul match de ce week end qui n'a pas déjà eu lieu dimanche. Ce qui n'empêche que l'on a eu cette même affiche le 4 octobre, et une victoire des Patriots 27-2. Ces deux équipes qui ont fait partie de l'Elite de la ligue toutes les années 2000, un peu en deçà de leur niveau habituel cette saison, restent redoutables. Sans Welker blessé dimanche, New England va devoir compter sur le jeune Edelman. Les Ravens qui ont du cravacher pour se qualifier ont deux atouts dans leur manche: Leur habituelle défense de fer et le jeu de course de McGahee, très en jambes contre Oakland dimanche. Cela sera t il suffisant pour battre les Patriots invaincus cette année sur leur pelouse de Foxboro?

Dimanche 22h30 live sur ESPNA:
Packers @ Cardinals
Comme je vous le disait hier, le match de dimanche a montré deux méthodes de préparation différentes: Alors qu'il y avait de fortes chances que les deux équipes se retrouvent pour ce premier tour, les Packers ont joué le jeu et fait le plein de confiance, pendant qu'Arizona faisait souffler ses troupes et laissait filer le match. Green Bay, discrètement, a en tout cas fini sa saison de manière très impressionnante (7 victoires en 8 matchs, la seule défaite d'un petit point à Pittsburgh), A. Rodgers est en train de faire oublier Favre aux Cheeseheads. Peut être l'affiche la plus ouverte et intéressante du week end.

NFL. Week 17.

Curieuse fin de saison régulière en NFL...
Si Jets et Ravens ont assuré sans véritable surprise leur qualif en gagnant leurs matchs cette dernière journée n'a tout de même pas manqué d'intérêt:

* Après s'être crashé complètement en fin de saison dernière et avoir louper les playoffs piteusement, les Jets ont terminé cette saison régulière 2009 de manière tout à fait inverse. Il faut dire que la chance aura été de leur côté: Colts et Bengals n'avaient rien à gagner et ont fait jouer leurs remplaçants lors de ces deux derniers matchs. Ce qui aura fait grincer bien des dents de Pittsburgh à Houston en passant par Denver. On ne saura vraiment si les Jets méritent cette qualification qu'après leur match du week end prochain contre ces mêmes Bengals.

* Pour préparer un premier tour de playoffs à chacun sa méthode: Alors qu'il y avait de fortes chances qu'ils se rencontrent à nouveau le week end prochain (et ce sera le cas), Packers et Cardinals ont choisi deux options très différentes pour préparer ce match:
Les Packers ont fait jouer leurs titulaires et ont fait le plein de confiance en l'emportant largement, les Cardinals ont évité les blessures et fait soufflé leurs vedettes laissant filer le match. La méthode gagnante?: Réponse ce week end ...

* A Dallas, les choses étaient plus claires: L'enjeu (recevoir lors du premier tour) était de taille et les Cowboys ont frappé fort. Les Eagles ont du pain sur la planche pour espérer créer la surprise contre Dallas en playoffs. Mais dans la longue et mouvementée histoire des affrontements Philadephie-Dallas rien n'est jamais sûr...

* OK ils n'avaient rien à gagner mais Colts et Saints, top picks des deux conférences viennent de cumuler 5 défaites en 6 matchs lors des trois dernières journées... Quand ils vont entamer leur playoffs dans 15 jours il y aura plus d'un mois que leurs titulaires auront "vraiment" joué. Est ce vraiment la bonne méthode pour préparer les playoffs?

* Pendant que des équipes dans la course pour les playoffs comme Jacksonville et Miami jouaient devant des stades à moitié vides en cette fin de saison (heureusement pour les finances de Miami, la moitié des fans de Penn State présents à Orlando pour le match contre LSU semble avoir continué son week end prolongé en Floride en allant supporter les Steelers à Miami hier), pendant que les supporters des Raiders, à la réputation pourtant flatteuse, restaient à la maison ce week end (seulement 38000 personnes au Coliseum hier), ENORME respect aux 69 848 fans des Bills qui ont bravé la tempête de neige pour soutenir leur équipe dans un match sans aucun intérêt hier. Que ceux qui voudraient déménager le franchise à Toronto comparent l'ambiance d'hier au Ralph Wilson stadium avec celle du Rogers Centre lors du match joué par Buffalo au Canada cette saison... Ces fans là n'ont pas l'équipe qu'ils méritent...