ESPN America, Be in Sport, W9, les différents « pass » sur internet, UTube, Daily Motion… Aujourd’hui suivre les championnats américains en live et en images est plus facile que jamais. Avant que, dès ce week end, nous commencions notre indigestion annuelle de football sur écran, souvenons-nous ou racontons aux plus jeunes le temps pas si éloigné où certains d’entre nous passaient des nuits entières l’oreille collée à une radio brouillée…
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Souvenirs radiophoniques de la NFL pre-internet
ESPN America, Be in Sport, W9, les différents « pass » sur internet, UTube, Daily Motion… Aujourd’hui suivre les championnats américains en live et en images est plus facile que jamais. Avant que, dès ce week end, nous commencions notre indigestion annuelle de football sur écran, souvenons-nous ou racontons aux plus jeunes le temps pas si éloigné où certains d’entre nous passaient des nuits entières l’oreille collée à une radio brouillée…Quand le football faisait la Seconde Guerre Mondiale...
L’armée américaine, on le sait, a joué un grand rôle dans le développement du football dans le monde. Le premier match joué en France le fut lors de la Première Guerre mondiale à Paris entre deux équipes militaires, les bases militaires présentes en Europe ont largement contribué à faire connaitre notre sport, notamment en Allemagne et en Angleterre. On se souvient aussi des équipes des bases US en France pendant les années 50 et 60 dont on vous a déjà parlé ici… Alors que dans trois semaines l’équipe de Navy sera de retour sur le sol européen pour affronter Notre Dame à Dublin, revenons sur une autre période clé du football militaire : La seconde guerre mondiale.De se casser une jambe avant de prendre la route...
Parfois des carrières footballistiques prometteuses sont brisées… pour le plus grand bonheur de tous ! En février je vous avais parlé de celle de Clarence Clemons le mythique saxophoniste de Bruce Springsteen: http://elitefoot.blogspot.fr/2012/02/benis-soient-les-chauffards-du-new.html Aujourd’hui remontons un peu plus loin encore en arrière pour nous retrouver à New York en 1940.
L'histoire du foot US français bientôt en librairie aux US!
Vous l’avez peut être entendu lundi soir sur Radio Ossa, l’Américain Russ Crawford travaille actuellement sur un projet très intéressant. Nous avons eu l’opportunité de discuter assez longuement avec lui hier et nous aurons, je le pense, l’occasion de reparler régulièrement de son travail à l’avenir. En détail voici de quoi il s’agit :
Vous souvenez vous de la Coupe de France ?
Le Cadet aujourd’hui remonte le temps et revient sur les « premières » de nos compétitions… La Coupe de France de Foot US ? Et oui !! Il faut remonter à 1984 pour voir naître le temps de 3 saisons cette Coupe De France de Football Américain. En mai 1984 avec 4 équipes engagées et une finale 100% Paris intra-muros gagnée 14 à 00 par les Castors de l’ETP sur le Spartacus.
Orcs Connection deuxième partie
Après une première partie qui visiblement a plu avec l’interview du président des Orcs de Châteauroux, Patrick Daudon, et quelques souvenirs de l’ex-castelroussin Bertrand Barraud (et désormais FS chez les Templiers), nous continuons à remonter le temps avec deux interviews de joueurs Orcs et des anecdotes croustillantes.Casque d'Or mais pas Disque de Platine.
Entre facebook et les autres réseaux sociaux, difficile de garder secrètes ces casseroles qu’on aimerait oublier à jamais. Ainsi on a vu ressurgir hier ce chef d’œuvre de 1984 réalisé par le club des Castors … On vous laisse apprécier : http://www.bide-et-musique.com/song/14875.html et on attend avec impatience les commentaires et les détails des anciens qui auraient participé à ce grand moment ! (On pourra noter que sur la face B de ce 45 tours on pouvait trouver la version instrumentale!!)
Il faut rendre à César, ce qui appartient à Romes.

Une nouvelle « plume » arrive sur le blog aujourd’hui : Julien Caudroit que vous pouvez lire régulièrement chez nos collègues de radiossa. Julien nous donnera un coup de main notamment sur la couverture des championnats Nord- Américains. Pour son premier article, on peut dire qu’il fait fort en nous dévoilant que non Richard Tardits ne fut pas le premier français de la NFL, rien que ça !!
Franchises Disparues (Part 4): L'Xtreme, le meilleur du pire.

Le Los Angeles Xtreme fut le seul champion de l’histoire de l’éphémère XFL. La ligue créée par Vince McMahon le boss des catcheurs de la World Wrestling Entertainment et soutenue par NBC qui venait de perdre ses droits de diffusion de la NFL n’exista qu’une saison en 2001. L’Xtreme qui fut vite surnommé “LAX” en reference au code international de l’aéroport de Los Angeles était basé au Los Angeles Memorial Coliseum. Première de la division Ouest avec une fiche de 7-3 l’équipe emporta le « Million Dollar Game » le 21 avril 2001, 38-6 contre San Francisco , dans son propre stade.
Franchises Disparues. Part 3 Deux villes, deux ligues, trois noms, un coach.
Franchises Disparues (part 2): Les Northmen de Toronto

Les Toronto Northmen n’ont jamais joué le moindre match au Canada et pourtant ils ont eu une vraie influence sur l’histoire du sport américain: Ils ont tué une grande équipe de l’histoire de la NFL, ouvert la porte à l’expansion des ligues américaines à l’étranger et indirectement donné leur nom à une franchise NBA.
Orcs Connection 1ère partie
Bénis soient les chauffards du New Jersey.
Jim Thorpe: aussi extraordinaire vivant que mort

Il y a des destinées comme ça, exceptionnelles, du premier au dernier jour, tellement incroyables que même Hollywood n'oserait des scénarios aussi dingues. Jim Thorpe est de ceux là. Et 57 ans après sa mort ce n'est pas fini...
Jim est né dans une réserve indienne de l'Oklahoma à la fin du 19ème siècle. 3/4 indien, 1/4 français (le nom de famille de sa mère était "Vieux"), pauvre et isolé on ne peut pas dire qu'il partait avec les bons atouts pour réussir. Mais la nature lui avait donné des dons et des capacités physiques incroyables. En 1907 on le retrouve à la Carlisle Indian School, une université réservée aux amérindiens en Pennsylvanie. Là il brille dans tout les sports qu'il essaie: Athlétisme, Lacrosse, Baseball, Football et même Danse de salon où il est sacré champion NCAA 1912!
En football il se couvre de gloire au sein des équipes audacieuses du coach légendaire Pop Warner. Il y joue running, corner, kicker et punter. Cette fameuse année 1912 Carlisle est champion national et Thorpe est sa grande vedette. Lors du choc contre Army, emporté 27-6 par Thorpe et les siens, un jeune défenseur des Cadets essaie de le plaquer. Sous le choc , le défenseur se blesse au genou. Son nom? Dwight Eisenhower! L'année se termine encore plus extraordinairement. Aux jeux d'été de Stockholm, Jim va gagner deux médailles d'or, dans les deux compétitions les plus complètes qui existent: Le décathlon et le pentathlon. Il termine 4ème au saut en hauteur. Il est déjà une légende.
La suite est un peu moins glorieuse mais pas moins remarquable. Sans ressources il joue au baseball en semi pro, ce qui lui vaudra de perdre ses médailles olympiques dans un monde olympique où l'amateurisme est la première règle (médailles que le CIO ne lui rendra qu'à titre posthume en 1983). Puis il joue dans les MLB et dans ce qui deviendra la NFL, au baseball de 1913 à 1919, au football de 1915 à 1928. Célèbre jusqu'à sa mort il vivra ensuite de ses apparitions publiques, malgré de sérieux problèmes d'alcoolisme. Il meurt en 1953. En 2000 il sera élu plus grand sportif de la première moitié du 20ème siècle. Son histoire devrait s'arrêter là. Avec son buste au Hall of Fame de la NFL, le Jim Thorpe Award décerné tout les ans au meilleur defensive back de la NCAA et son nom dans tout les livres d'histoire du sport. Mais non le destin n'en avait pas fini avec lui...
A sa mort, le corps de Jim Thorpe est ramené dans sa réserve natale en Oklahoma. Les cérémonies pour son enterrement commencent. Dans la tradition de sa tribu elles doivent durer trois jours. Puis le deuxième jour débarque sa troisième et dernière femme, Patricia. Sans aucun respect pour les traditions amérindiennes, elle récupère le corps de son mari, le met dans un corbillard et file vers l'Est. Elle venait en effet de tout bonnement vendre son défunt compagnon! Pour 25 000 dollars, une petite bourgade de Pennsylvanie du nom de Mauch Chuck, allait devenir le lieu où il serait enterré. Patricia n'avait qu'une seule autre condition pour le deal: Que la ville change son nom et s'appelle désormais Jim Thorpe, Pa.
Aujourd'hui Jim Thorpe a 4878 habitants et est une petite ville tranquille. Les touristes y séjournent pour ses vielles maisons victoriennes, le rafting sur la Lehigh River et accessoirement pour le mausolée de Jim Thorpe. On y trouve juste une statue sur une colline, quelques panneaux racontant la vie de l'athlète. Il n'y a même pas une boutique. La ville après ce deal plutôt amoral a finalement respecté le champion. avec une simplicité et une modestie qui tranche avec la violence de son "enlèvement".
Reste Jack, le fils de Jim, 73 ans. En juin, après avoir attendu que ses autres frères et soeurs décèdent et ne puissent s'opposer à sa requête, il a porté plainte à un tribunal fédéral pour récupérer le corps de son père et le ramener sur la terre sacrée de sa tribu. Il espère aussi créer une fondation sur place pour promouvoir le sport chez les amérindiens. A Jim Thorpe, la plupart des habitants ne semblent pas s'opposer au départ de celui qui a donné son nom à la ville. Ils semblent comprendre. Porter le nom de Jim leur suffit. Il devrait donc reprendre prochainement la route vers l'Oklahoma. Pour de bon cette fois.
Petite histoire du logo des Steelers

Le logo des Pittsburgh Steelers est assez unique dans la NFL. Voici son origine.
Au départ les Steelers jouaient avec un casque uni et doré. En 1962 le syndicat des producteurs d'acier proposèrent aux Steelers d'utiliser leur logo. Un logo qui était utilisé pour marquer tout objet en acier fabriqué aux Etats Unis. Il indiquait "Steel" dans un cercle blanc avec trois petits diamants symboles des matières premières pour fabriquer de l'acier: Un jaune pour le charbon, un orange pour le minerai de fer et un bleu pour l'acier de récupération .
Les Steelers acceptèrent d'apposer ce logo sur leurs casques avec une condition: Que ce logo soit d'abord testé pour voir si il ne serait pas trop moche sur les casques. Afin de réaliser ce test ils ne mirent le logo que sur le côté droit du casque. La saison 1962 fut un véritable succès pour les Steelers et ils se qualifièrent pour la première fois de leur histoire pour les playoffs. Le logo, qui n'était pas très beau sur un casque doré (photo), fut considéré comme un vrai "porte bonheur" et pour le match de playoffs les Steelers décidèrent de le conserver mais de le mettre plus en valeur avec un casque noir. Ils décidèrent également que la présence du logo sur le seul côté droit serait conservée, là aussi comme porte bonheur. Ils sont ainsi aujourd'hui la seule équipe de la ligue à n'avoir de logo que sur un côté du casque qui resta noir depuis ce match.
L'année suivante les Steelers eurent l'autorisation du Syndicat de l'Acier de changer le "Steel" du logo en "Steelers".

L'équipe de Pittsburgh n'est pas la seule à utiliser cette fameuse marque. Un club de soccer chilien l'Huachipato de Talcahuano a également le même symbole dans son logo. Le club était à l'origine l'équipe de l'aciérie de la ville qui appartenait à l'American Steel Corp.
Les "All or Nothing " Bulls

Un documentaire vient de sortir aux Etats Unis sur une des histoires les plus marquantes de la NCAA de la fin des années 50.
C'est ESPN qui avait fait sortir de l'oubli cette affaire en 2008. Il y a deux ans l'Université de Buffalo, coachée par Tuner Gill, venait d'obtenir son premier ticket pour un "Bowl " depuis 50 ans et la chaîne sportive avait fait un reportage sur cette fameuse équipe de 1958 la dernière (et la première d'ailleurs) des Bulls à avoir été invitée pour un des ces matchs de fin de saison.
A l'époque les mouvements contre la ségrégation raciale qui allaient s'amplifier pendant toutes les années 60 ne faisaient que débuter dans le Vieux Sud et noirs et blancs y vivaient dans des mondes biens séparés les uns des autres. Loin de cet univers, les Buffalo Bulls, eux, possédaient dans leur équipe deux joueurs noirs: Le coureur Willie Evans et le DE Mike Wilson. Leur présence ne posait d'ailleurs guère de problème dans cette ville où les minorités (irlandaises et polonaises surtout) sont la majorité et qui possède une longue tradition de "refuge" pour celles ci. Avant la Guerre de Sécession et l'abolition de l'esclavage, Buffalo, posée sur la frontière canadienne au bord de la Niagara River, était la plaque tournante des réseaux aidant les noirs "marrons" en fuite des plantations du Sud à rejoindre le Canada où ils étaient à l'abri des poursuites de leurs "maîtres".
Les Bulls de 58 terminèrent leur saison régulière avec une fiche de 8-1 et le trophée Lambert remis à l'époque au meilleur "Eastern Small College". Ils furent dans un premier temps ravis d'être invités au Tangerine Bowl qui se tenait à Orlando. Ils devaient y affronter East Texas State. Mais ils durent vite déchanter quand ils apprirent que les règlements locaux leur interdiraient d'aligner leurs deux joueurs de couleur. Le doyen de la fac Clifford Furnas, consulta l'équipe. Il n'y eu même pas de vote. Tous sans exception quittèrent la salle (et la légende dit allèrent boire une bière ensemble!) et Furnas annonça à la presse que les Bulls n'iraient pas à Orlando sans Evans et Wilson. "All or Nothing" dit il. Et c'est sous ce surnom que les Bulls rentrèrent dans l'histoire de la NCAA.
Si on peut se dire qu'ils furent mal récompensés (UB dut attendre 50 ans pour un nouveau Bowl) on remarquera tout de même que le sort fut bien pire pour les deux équipes qui jouèrent ce match: East Texas State (aujourd'hui Texas A&M Commerce) et Missouri Valley ont sombré depuis dans les profondeurs et l'anonymat des divisions inférieures (D2 et NAIA)
La petite mais glorieuse histoire de "NFL Films".
Que ce soit sur ESPN ou le NFL Network (et pour nous sur ESPNA), les américains ont l'habitude depuis plus de 40 ans de revoir, filmées comme aucune autre ligue sportive dans le monde ne le fait , des images de très grande qualité des saisons passées de la NFL. NFL Films, la société qui réalise ces images, est un des plus beaux outils de promotion de la ligue. Chaque semaine elle produit le "Game of the week" et édite chaque fin de saison un film résumant la dernière campagne de chacune des 32 franchises, sans compter de régulières productions thématiques ou historiques. A l'origine de cette aventure très particulière, une famille: Les Sabol. Ed Sabol vendait des costumes à Philadelphie tandis que sa femme tenait une galerie d'art réputée de la ville. Passionnés à la fois par l'art et le sport les Sabols filment les exploits (modestes) de leur fils Steve sur les terrains de football dans les années 50.
Ed, trouvant que ses films sont plutôt réussis a alors une idée de génie: Avant le Championship Game de la saison NFL 1962 (on est alors avant l'"invention" du Superbowl) il achète à Pete Rozelle le commissionnaire, les droits de filmer ce match pour 5 000 dollars. Il crée sa société et décide de filmer ce match comme personne n'avait encore filmé un match de football. Il embauche son fils pour tenir une des caméras, met des micros partout y compris sur les bancs de touche et près des coachs, demande à ses cameramen de filmer au plus près de l'action, en abusant de gros plans. Au montage il porte une attention toute particulière à la bande son. Il demande à un journaliste radio de Philadelphie qu'il choisit pour sa voix de faire le narrateur et fait composer des musiques originales pour dramatiser les images. Le style "NFL Films" était né.
Au départ pour rentabiliser ses productions Ed et son fils vont de petites salles de cinéma en petites salles de cinéma de la Côte Est pour projeter eux mêmes leurs films. Mais la NFL remarque rapidement l'intérêt de leur travail et rachète la société quelques années plus tard leur permettant d'avoir des moyens supplémentaires. Steve Sabol (le fils en photo ci contre) deviendra le Président de "NFL Films " et l'est toujours aujourd'hui.

Depuis 1962, NFL Films a emporté 23 Emmy awards et a révolutionné la façon de filmer les sports collectifs. Mêlant musiques "hollywoodiennes", bandes sons des retransmissions radios et télé, prises de sons du bord de touche et narration dramatisée, visuellement toujours spectaculaires avec des images d'une qualité extraordinaire plongeant le spectateur au coeur de l'action, les productions de NFL Films ont été une des clés de l'ascension de la NFL aux Etats Unis. Quand en France plus de 20 ans plus tard Canal + révolutionne la diffusion du soccer, c'est avant tout en faisant du "NFL Films" avec ses travellings, sa "loupe", ses caméras au bord du terrain. Mais c'est curieusement en France justement que les Sabol ont trouvé une de leurs inspirations pour bâtir leur style: Steve Sabol, grand cinéphile, raconte en effet qu'alors qu'il cherchait à améliorer le style de ses films, il a été profondément marqué par le film "Un homme et une femme" de Lelouch en 1966. La scène où les deux héros tombent amoureux, une scène sans dialogue, toute en musique et en mouvements de caméra reste son modèle absolu.
Bien loin des terrains NFL, c'est donc en partie dans ce mélo mythique du cinéma d'auteur à la française qu'est née la retransmission sportive moderne.
Sammy Baugh, QB, corner et punter.
Oubliés depuis un demi siècle, les Frogs de Texas Christian University on refait parler d'eux cette année. Cela a aussi fait se replonger de nombreux journalistes dans les archives de leur "belle époque" celle de leur plus illustre joueur: Sammy Baugh.Vainqueur du Sugar Bowl 1936 et du Cotton Bowl 1937, Baugh était un athlète extraordinaire, excellent joueur de baseball, il portait 3 casquettes avec le maillot de TCU: Quarterback, corner et punter. Après sa brillante carrière à TCU il joua 15 ans sous le maillot des Redskins de Washington. Il devient alors l'un des premiers grands quaterbacks de l'ère moderne dominant la NFL à ce poste durant toutes les années 40. Dans une ligue dominée encore par le jeu de course il accumule les records et participe à la révolution du jeu de la ligue pro. C'est avant tout pour ses performances de QB qu'il est élu au Hall of Fame en 1963.
Il ne faudrait pourtant pas oublier qu'il continua à briller dans d'autres aspects du jeu. Cornerback et punter, il est en 1943 le meilleur passeur de la ligue, le meilleur punter et le meilleur intercepteur, un exploit qu'on ne reverra sans doute plus jamais! Cette même saison contre Detroit il lance 4 passes de touchdown et intercepte 4 fois le QB adverse!
Sammy Baugh détient encore un record: Une moyenne de 51.4 yards par punt sur une saison (1940) et c'est peut être à ce poste qu'il reste un joueur à part dans l'histoire de la NFL. Le football des années 40 était beaucoup plus proche de notre rugby que le football moderne peut l'être. Le QB était aussi un ouvreur et le jeu au pied un élément très important. On y tapait encore des drops (oui oui les drops sont autorisés en football américain, et Doug Flutie en hommage à cette époque en marqua un lors de son dernier match NFL pour transformer un TD, le premier drop tenté depuis des décennies en NFL), même si depuis que le ballon avait été allongé en 1934 ils étaient devenus rares. La spécialité de Baugh était les punts placés, à la manière des meilleurs ouvreurs de rugby à 15. Il puntait d'ailleurs très souvent dès le 3ème down. Sur un 3ème et long, si il voyait les safeties adverses s'avancer pour mettre de la pression et ses receveurs bien couverts, il n'hésitait pas à taper au pied derrière les défenseurs pour faire rouler le ballon le plus loin possible et "clouer" l'adversaire tout prêt de sa end zone. Une tactique qu'il travaillait à l'entraînement en visant des draps qu'il posait dans les coins du terrain.
Sammy Baugh s'est éteint à 94 ans l'an passé. Un an avant que sa vieille université ne revienne à la mode. A l'heure où le jeu NFL manque parfois d'audace, peut être faudrait il aussi remettre à la mode certaines de ses vieilles méthodes.
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